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Sexting et retweet dans le Oxford

Voici un article intéressant juste pour ceux qui s’intéressent à l’évolution de la langue en ces temps numériques!

http://www.ledevoir.com/opinion/blogues/les-mutations-tranquilles/329817/le-sexting-et-le-retweet-entrent-dans-le-dictionnaire

Bavardage ou clavardage?

Aux prises avec le terme « chat », le traducteur québécois consultant le Nouveau Petit Robert 2009 constatera qu’il s’agit du « mot anglais pour bavardage » et que dans certaines régions de la francophonie, on a recours au mot « clavardage ». Il remarquera également que la recommandation officielle de la CGTN est « dialogue en ligne ». En lisant le Petit Larousse illustré 2009 toutefois, il apprendra que le terme « clavardage » est utilisé au Québec et que le terme officiel est « causette ». Dans les faits, en 1999, la CGTN préconisait « causette » mais depuis 2006, elle recommande « dialogue en ligne ».

Le Grand dictionnaire terminologique de l’OQLF, pour sa part, privilégie le terme « clavardage » adopté par bon nombre d’utilisateurs québécois et de la francophonie. Il rejette les termes « causette » et « dialogue en ligne ». Notons que le terme retenu par l’OQLF renferme la notion de clavier, essentielle pour le différencier de ses homologues « bavarder » ou « converser ».

Petite découverte, un peu tardive

Un « mobinaute », vous savez ce que c’est?

Le terme existe déjà depuis un bon moment. La fiche de l’Office québécois de la langue française est datée de 2005, mais j’avoue, je ne connaissais tout simplement pas. Il faut dire que j’ai un téléphone cellulaire depuis deux ans seulement, et à peine.

C’est en consultant le Robert 2009 que j’ai découvert le terme. Il s’agit d’un « mot valise, de mobile et internaute; Internaute qui utilise des terminaux mobiles […] pour accéder à Internet ».

Après l’astronaute, l’internaute et le cybernaute, voilà le mobinaute!

L’usager prend le métro!

En technologie de l’information, on entend souvent parler de l’usager ou de l’utilisateur. Toutefois, dans le domaine de l’informatique, on devrait plutôt utiliser le terme « utilisateur » pour désigner la personne qui utilise un service de technologie de l’information.

Selon le Nouveau Petit Robert, l’utilisateur est une « personne qui utilise (qqch.) ». Le Larousse précise : « personne, groupe qui fait usage de qqch, qui utilise un appareil, un service ». Marie-Éva de Villers ajoute « personne qui fait usage d’une machine, d’un appareil ». 

L’usager quant à lui est « titulaire d’un droit réel d’usage » ou une « personne qui utilise (un service public, le domaine public) », selon le Robert. Pensons notamment aux usagers du métro!

Why don’t you just google it?

Google’s success is remarkable, as evidenced by the neologisms that have derived from it.

To name a few, we now speak of “googling” (to search for something on Google), of “googles” (the search results returned by the Google search engine), of a “googler” (a person using Google) or of “google juice”, which is “the quality, power and advantage that a web site has, which enables it to achieve a high ranking within the search results” (Lon Safko, The Social Media Bible, http://www.thesocialmediabible.com/).

Mais la traduction de ces termes en français n’est pas encore fixée. On voit à l’occasion le terme « jus de Google » pour traduire « google juice », mais il n’est pas attesté. Quant aux noms « googler » ou « googles », il n’y a toujours rien à ma connaissance. Toutefois, on voit de plus en plus souvent le verbe « googler », qui signifie tout simplement effectuer une recherche au moyen du moteur de recherche Google. D’ailleurs, si vous voulez vous amuser à le conjuguer, consultez Le Conjugueur à l’adresse : http://www.leconjugueur.com/la/conjugaison/du/verbe/googler.html.

Il reste tout de même à savoir si le terme passera auprès de l’Office de la langue française… il s’agit d’un nom propre après tout!

Refudiate: New Oxford American Dictionary’s word of the year

According to the New Oxford American Dictionary, “refudiate” is the word of the year 2010. It’s a verb “used loosely to mean reject”, a mix of “refute” and “repudiate” (http://blog.oup.com/2010/11/refudiate-2/).

 “Crowdsourcing” and “webisode” were among the finalists, as was “retweet” (used as a verb for reposting or forwarding a tweet or as a noun for a reposted or forwarded tweet).

 (A tweet is a message posted on Twitter, which cannot exceed 140 characters).

 And for the curious minds, here’s a list of terms that have been added to the New Oxford American Dictionary: http://blog.oup.com/2010/09/noad3/.

Comment traduire crowdsourcing ou crowdfunding?

Le crowdsourcing, c’est littéralement l’approvisionnement par la foule. C’est se servir de la créativité des internautes pour créer du contenu sur un site notamment. L’Office québécois de la langue française (OQLF) propose de traduire le terme par externalisation ouverte, traduction possiblement inspirée de celle de outsourcing : externalisation. L’emprunt crowdsourcing est encore utilisé en français, et dans certains cas on trouve le terme proposé par l’OQLF en paraphrase. On voit aussi la traduction littérale approvisionnement par la foule, notamment chez nos cousins.

Dans la lignée sémantique d’outsourcing, d’insourcing, de crowdsourcing, il y a aussi le crowdfunding ou crowd financing. C’est une méthode de financement « par la foule », au moyen notamment des médias sociaux. En français, on voit financement participatif, financement collectif et financement par la foule. L’OQLF ne s’est pas encore prononcé à ce sujet, mais selon moi, le terme financement participatif est peut-être plus approprié puisqu’il reprend la notion de « participatif » à l’instar du Web 2.0 qu’on qualifie également de « Web participatif ».